La récolte d’amandes a débuté dans les zones les plus précoces du sud et de l’est de l’Espagne. Les premiers retours de terrain font toutefois apparaître des perspectives moins favorables que celles anticipées en début de campagne.
Les premières observations, encore préliminaires à ce stade, indiquent des rendements potentiellement inférieurs à ceux de la campagne précédente, ainsi qu’un calibre moyen qui pourrait également être en baisse. Si cette tendance se confirme au fur et à mesure de l’avancement de la récolte, les prévisions actuelles de production pourraient être revues à la baisse.
La situation est particulièrement préoccupante dans les plantations non irriguées du sud-est du pays. Après plusieurs mois marqués par une pluviométrie extrêmement faible, les amandiers subissent un stress hydrique important, qui affecte directement le développement et la maturation des fruits.
Dans certaines parcelles, les arbres ne parviennent pas à mener correctement la récolte à maturité, entraînant une proportion plus importante d’amandes de qualité insuffisante pour être commercialisées. Dans les situations les plus sévères, le manque d’eau représente également un risque pour la survie de certains arbres, fortement sollicités après plusieurs mois de sécheresse.
Cette problématique concerne notamment les plantations biologiques, dont une grande partie se trouve dans des zones particulièrement exposées à l’aridité et disposant de capacités d’irrigation limitées.
La campagne ne fait que commencer et les prochaines semaines seront déterminantes pour confirmer l’évolution des rendements, des calibres et de la qualité. L’avancement de la récolte permettra ainsi de mieux mesurer l’impact réel des conditions climatiques sur la production espagnole.